En 1830 les pays barbaresques étaient gouvernés par le Dey d'Alger, théoriquement à la tête de l'Etat mais en réalité n'avait la haute main que sur le Dar es Sultan englobant Alger, Blida, Cherchell, Dellys. Le reste du pays était divisé en trois beyliks: Titteri, Ouest et Est dont les chefs lieux étaient Médéa, Oran et Constantine.
Chaque bey était un petit potentat ayant sous ses ordres des caïds, placés à la tête des oustans, cantons se subdivisant en tribus dirigées par des cheikhs contrôlant les douars. Le bey, nommé par le Dey devait assurer la collecte des impôts dont il remettait une somme forfaitaire. C'était une place enviée mais risquée suivant l'humeur du Dey. Ce dernier avait la protection du Sultan de Constantinople depuis la demande de Barberousse en 1520.
Les gens de ce pays , à part les montagnards qui avaient conservé plus ou moins d'indépendance, ne disposaient en toute propriété que d'une infime fraction du territoire.
Il y avait environ 2 000 000 d'habitants dont 5% à peine vivaient dans les quelques villes du pays :Alger, Oran, Tlemcen, Constantine, Bougie, Mascara, Médéa...

 

Les premiers européens   ne sont pas nés avec Maastricht mais par le mélange de tous les pionniers qui principalement au siècle dernier ont peiné pour créer un pays de progrès.
En 1954 ils représentaient une population active de 331.000 personnes (14,4% agriculture, 28,6% industrie, 8% commerce et service) alors que la population active musulmane était évaluée à 3.156.000 personnes (87,8% agriculture)